AHF encourage la Tanzanie à faire preuve de transparence sur l’Ebola

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Suite aux rapports publiés faisant état de refus de la République-Unie de Tanzanie de fournir des informations détaillées sur des cas présumés d’Ebola à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), AIDS Healthcare Foundation (AHF) exhorte le gouvernement tanzanien à faire preuve de transparence et d’ouverture concernant ce sujet. En effet, l’échec de ses tentatives visant à freiner la propagation de ce virus mortel poserad’immenses problèmes et menacera des millions d’individus en Afrique et à l’étranger.

Selon un communiqué publié par l’OMS le 21 septembre, l’Organisationa reçu des informations non officielles sur le décès d’un individu présumé atteint du virus Ebola dans la capitale densément peuplée de Dar es-Salaam, ainsi que des informations non officielles identifiant que les personnes qui étaient en  contact avec  le défunt avaient été mis quarantaines dans divers endroits du pays.

L’OMS a également signalé qu’elle avait reçu une notification non officielle selon laquelle l’individu décédé avait été confirmé positif au virus Ebola, ainsi que la surgie de deux nouveaux cas présumés. Alors que le second cas aété par la suite confirmé négatif, les informations relatives aux résultats des tests de laboratoire du troisième cas sont restées ambigües. Et, malgré lessollicitations accrues, les autorités tanzaniennes sont restées muettes face à ce cas.

La défaillance de la Tanzanie de communiquer des informations cruciales sur les cas présumés atteints d’Ebola constitue une violation aux normes du Règlement sanitaire international (RSI), qui stipule que “la maladie à virus Ebola/ la maladie à virus Ebola présumée est une maladie à déclaration obligatoire” comme une urgence de santé publique. Vu sa proximité à la République démocratique du Congo (RDC) – où la deuxième épidémie d’Ebola la plus meurtrière de son histoire fait rage depuis 14 mois – le silence persistant de la Tanzanie va à l’encontre de la sécurité publique et menace les efforts d’évaluation des risques et de préparation aux urgences déployés à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières.

“Le gouvernement tanzanien doit comprendre que les enjeux sont considérables, et que son manque de transparence sur les informations concernant le virus Ebola met ses citoyens, ses pays voisins et l’ensemble de la communauté en péril”, a déclaré Dr. PenninahIutung, Responsable du Bureau de l’AHF Afrique. “Nous avons perdu plus de 2 100 vies depuis la surgie de l’épidémie au Congo, et tous les pays doivent travailler ensemble pour veiller à ce que l’OMS soit officiellement informée de chaque cas présumé d’Ebola conformément aux directives du RSI”.

Ce qui est encore plus préoccupant, c’est que les détails cliniques et les résultats des laboratoires des patients demeurent vagues pour l’OMS. Selon le communiqué: “A ce jour, les détails cliniques et les résultats de l’enquête, y compris les tests des laboratoires effectués pour le diagnostic différentiel de ces patients, n’ont pas été partagésavec l’OMS”. “Les informations insuffisantes reçues par l’OMS ne permettent pas de formuler des hypothèses sur la cause éventuelle de la maladie”, ajoute le communiqué.

Dr Iutung a poursuivi : “Notre appel aux autorités tanzaniennes est assez simple – ce n’est pas le moment de jouerà la politique. La Tanzanie devrait coopérer pleinement avec l’OMS en diffusant les informations cliniques, les résultats de l’enquête et une liste des contacts possibles. Elle doit également se conformer aux recommandations relatives aux tests de confirmation secondaires – et signaler les cas présumés ou confirmés atteints d’Ebola afin de permettre à l’agence d’évaluer les risques potentiels. Quand il s’agit de menaces graves à la santé telles que le virus Ebola, nous ne devrions guère oublier que nous vivons tous dans un monde uni, sans limites ni frontières”.

En outre, AHF a récemment appelé l’OMS à faire preuve d’une grande transparence concernant ses stratégies de vaccination en RDC à la suite des accusations de la part de Médecins Sans Frontières (MSF) d’avoir rationné le vaccin Merck contre l’Ebola, incitant le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors de sa visite au centre de l’épidémie il y a deux semaines à prendre les mesures nécessaires afin de mettre rapidement terme à cette crise dévastatrice qui a duré toute l’année.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter GedKenslea, à l’adresse suivante: gedk@aidshealth.org ou sur le numéro suivant (323) 791-5526.

A propos de la AIDS Healthcare Foundation (AHF)

AIDS Healthcare Foundation (AHF) est la plus grande organisation internationale dans le domaine de la lutte contre le sida, elle fournit actuellement des soins et des services médicaux pour plus de 1.2 million de personnes dans 43 pays à travers le monde dont les États-Unis, l’Afrique, l’Amérique Latine/ Les Caraïbes, l’Asie/Pacifique et l’Europe de l’Est. Pour en savoir plus à propos de l’AHF, .

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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